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⚠️ Avertissement : les informations présentées ici sont valables à la date d’aujourd’hui et peuvent évoluer en fonction des réformes, des décisions universitaires et des pratiques régionales d’accès en IFSI. Il est donc recommandé de vérifier régulièrement les conditions actualisées auprès des établissements concernés. (Dernières modifications, le 2 juin 2026)
IFSI sans bac 2027 : carte des régions VAPP, DAEU
Aujourd’hui en France, l’accès en IFSI via la formation professionnelle continue sans bac reste très inégal selon les régions malgré une réforme nationale qui pousse vers une harmonisation autour d’un niveau équivalent bac .
L'ordre national des infirmiers et la VAPP
Déclaration publiée en avril 2026 : "les IFSI rattachés à une université auront de plus en plus intérêt à utiliser la VAPP plutôt que d’obliger systématiquement les candidats expérimentés à passer par un DAEU. Pour un aide-soignant, auxiliaire de vie, ambulancier, agent hospitalier ou salarié ayant plusieurs années d’expérience, la VAPP pourrait devenir une voie d’accès particulièrement pertinente. Cependant, chaque établissement conservera une marge d’appréciation dans son organisation...".
Comprendre les différences d'accès aux IFSI selon les régions
Dans ce contexte mouvant et parfois opaque (VAPP ou DAEU), Alain Anibaldi joue un rôle central en accompagnant les candidats, en analysant en continu les pratiques réelles des IFSI par région, en décryptant les évolutions réglementaires et en mettant à jour des stratégies concrètes pour sécuriser les parcours d’accès, contribuant ainsi à réduire les inégalités d’information et à rendre ces dispositifs plus lisibles pour les futurs étudiants.
Les régions où l'accès en IFSI reste encore possible sans bac ?
La liste des régions avec l'accès en IFSI sans bac ou un équivalent (DAEU, VAPP) peut évoluer. Il faut donc poser la question directement à chaque IFSI.
Normandie : une souplesse encore existante mais en recul
- Normandie : il existe encore une relative souplesse où ni le DAEU ni la VAPP ne sont systématiquement exigés, permettant à des candidats avec expérience professionnelle d’intégrer un IFSI, même si cette situation tend à disparaître. Des villes comme Rouen ou Caen ont longtemps été plus accessibles mais évoluent vers plus d’exigence. En Normandie, les IFSI concernant les candidats non bacheliers et où la VAPP ou le DAEU est de plus en plus fréquemment exigé se situent principalement dans les grands pôles hospitaliers et universitaires, notamment à Rouen où la sélection est très structurée et universitaire, à Caen avec un encadrement académique important, à Le Havre où les parcours FPC sont de plus en plus cadrés, mais aussi à Cherbourg-en-Cotentin, Évreux, Dieppe et Alençon où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à être orientés vers une VAPP (ou du DAEU) afin de sécuriser leur niveau avant l’entrée en sélection en institut de formation en soins infirmiers.
Bretagne : une région qui s'oriente de plus en plus vers le DAEU et la VAPP
- En Bretagne, des villes comme Rennes ou Brest peuvent être légèrement plus souples mais tendent à s’aligner. En Bretagne, la situation des IFSI pour les candidats non bacheliers se concentre principalement sur quelques grands pôles qui appliquent une logique de plus en plus encadrée par la VAPP ou le DAEU, notamment à Rennes où les instituts rattachés à l’université suivent une sélection très structurée, à Brest où la logique hospitalière et universitaire converge vers les mêmes exigences, mais aussi à Lorient, Vannes, Quimper, Saint-Brieuc et Lannion où les IFSI suivent progressivement l’harmonisation nationale, ce qui signifie que même si certains parcours pouvaient autrefois être plus souples, la tendance actuelle en Bretagne est clairement à l’orientation des profils non bacheliers vers une VAPP (ou un DAEU) avant l’entrée en sélection infirmière.
Hauts-de-France : des admissions encore ouvertes selon les IFSI
- Hauts-de-France : certains IFSI conservent une logique d’accès plus ouverte sans exigence systématique de DAEU ou de VAPP, mais là encore la réforme réduit progressivement ces possibilités. Des villes comme Lille ou Amiens restent parfois plus accessibles mais demandent de plus en plus une validation de niveau. En Hauts-de-France, les IFSI concernant les candidats non bacheliers et où la VAPP ou le DAEU est de plus en plus souvent demandé se concentrent principalement dans les grands pôles de santé, notamment à Lille où la sélection est très structurée et universitaire, à Amiens avec un encadrement académique important, à Arras et Valenciennes où les parcours FPC sont de plus en plus cadrés, mais aussi à Douai, Boulogne-sur-Mer, Calais, Saint-Quentin où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à être orientés vers une VAPP (ou un DAEU) afin de pouvoir accéder à la sélection en institut de formation en soins infirmiers dans un cadre conforme aux exigences actuelles.
BEAUVAIS (Oise) : en date du 29 mai, l'IFSI de Beauvais vient d'annoncer qu'il ne demandait pas de VAPP, ni VAE , ni DAEU ? Surprise ! La direction applique la règle des 3 ans d'expérience. Une position rare et unique dans son genre (A suivre ...!).
Nouvelle-Aquitaine : des pratiques encore hétérogènes
- Nouvelle-Aquitaine : région encore partiellement flexible où certains établissements appliquent l’ancien fonctionnement sans obligation stricte de validation académique. Des pôles comme Bordeaux, Poitiers ou Limoges oscillent entre souplesse et durcissement mais basculent vers la VAPP. En Nouvelle-Aquitaine, les IFSI qui concernent les candidats non bacheliers et où la VAPP ou le DAEU est de plus en plus fréquemment exigé se situent principalement dans les grands pôles universitaires et hospitaliers, notamment à Bordeaux où la sélection est très encadrée et universitaire, à Limoges avec une forte exigence académique, à Poitiers où les parcours FPC sont structurés, mais aussi à Pau, Bayonne, La Rochelle, Angoulême, Périgueux et Brive-la-Gaillarde où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à être orientés vers une VAPP (ou un DAEU) afin de sécuriser leur niveau avant l’entrée en sélection en institut de formation en soins infirmiers.
L'université de Montpellier dispose d'une procédure officielle de VAPP permettant l'accès à une formation universitaire sans le diplôme requis (bac).
Occitanie : une sélection déjà très encadrée avec la VAPP
- Occitanie : la VAPP est désormais très souvent exigée, traduisant une application avancée de la réforme et un lien renforcé avec les universités. Des villes comme Toulouse, Montpellier, Nîmes ou Perpignan exigent très souvent une VAPP pour les non-bacheliers en FPC, avec une logique universitaire très marquée. Les principaux IFSI concernés par la question de la VAPP pour les candidats non bacheliers se répartissent sur plusieurs pôles majeurs, notamment à Toulouse, Montpellier, Nîmes et Perpignan où la logique universitaire est la plus stricte, mais aussi à Béziers, Narbonne, Carcassonne, Albi, Castres, Rodez, Mende, Auch, Tarbes et Foix où les instituts suivent progressivement l’alignement national, ce qui conduit dans la majorité des cas les candidats sans bac en formation professionnelle continue à être orientés vers une VAPP ou un DAEU afin de pouvoir accéder au concours infirmier dans de bonnes conditions administratives et académiques.
Île-de-France : l’universitarisation avec l'université de Paris Saclay
- Île-de-France : la VAPP est quasiment systématique en raison d’une universitarisation très marquée des IFSI. Des villes comme Paris, Créteil ou Versailles appliquent une sélection stricte rendant la VAPP quasi incontournable. En Île-de-France, la question de l’accès aux IFSI pour les candidats non bacheliers est particulièrement encadrée et concerne surtout les grands pôles universitaires et hospitaliers, notamment à Paris où la sélection est très stricte et fortement liée au niveau académique, à Créteil avec un encadrement universitaire important, à Versailles où les critères sont également très structurés, mais aussi à Bobigny, Nanterre, Saint-Denis, Meaux, Melun et Évry-Courcouronnes où la logique de formation professionnelle continue conduit très souvent les candidats sans bac vers une VAPP ou un DAEU comme condition préalable pour sécuriser le niveau d’accès à la sélection infirmière.
En Île-de-France, de nombreux IFSI sont désormais rattachés à Université Paris-Saclay, ce qui change profondément le niveau d’exigence académique et la logique des admissions. Les étudiants admis obtiennent un diplôme d’État infirmier conférant le grade licence délivré par l’université. Plusieurs IFSI franciliens sont intégrés au regroupement Paris-Saclay : Bicêtre, Antoine-Béclère, Paul Guiraud, Perray-Vaucluse, Longjumeau, Étampes ou encore le CH Sud Francilien. Dans ce contexte, la VAPP devient une voie stratégique pour les candidats sans baccalauréat. La VAPP permet à une université d’autoriser l’accès à une formation supérieure sans posséder le diplôme normalement requis, après étude approfondie du parcours professionnel, des expériences et des compétences du candidat. Université Paris-Saclay explique que la commission pédagogique analyse le CV, la lettre de motivation, l’expérience professionnelle et le projet de reprise d’études avant de rendre sa décision. C’est précisément là qu’intervient Parcours Postbac avec l’accompagnement d’Alain Anibaldi. L’objectif est d’aider les candidats aides-soignants, AES, assistants dentaires, secrétaires médicales, auxiliaires de vie ou adultes en reconversion à construire un véritable dossier universitaire compatible avec les attentes des IFSI rattachés à Paris-Saclay. Le travail ne consiste pas uniquement à “remplir un dossier”, mais à transformer une expérience professionnelle en argument universitaire crédible : valorisation des compétences soignantes, rédaction du projet professionnel, préparation orale, compréhension des attendus infirmiers et articulation entre VAPP et admission IFSI.
Liste des IFSI de Paris et Ile-de-France demandant une VAPP pour les candidats sans bac
Aujourd’hui, avec l’universitarisation des études infirmières, tous les IFSI sont rattachés à une université ou à un regroupement universitaire pour délivrer le grade de licence.
En Île-de-France.
L'université Paris-Saclay dispose d'un service de formation continue avec VAPP. Ce service est rodé, et sans doute le plus avancé au niveau de la mise en place d'une VAPP dans le cadre d'une formation IFSI.
Sept IFSI sont rattachés au Département Universitaire des Formations en Sciences Infirmières de la faculté de médecine.
- IFSI Antoine-Béclère (Clamart)
- IFSI Sud Francilien (Corbeil-Essonnes)
- IFSI Longjumeau
- IFSI Orsay
- IFSI Étampes
- IFSI Rambouillet
- IFSI Perray-Vaucluse
L’IFSI Antoine-Béclère indique être rattaché à l’Université Paris-Saclay dans le cadre de l’universitarisation.
Université Paris Cité
Cette université coordonne la formation avec 15 IFSI partenaires.
- Bichat
- Lariboisière
- Cochin
- Necker
- Louis-Mourier
- Beaujon
- Ambroise-Paré
L’IFSI Louis-Mourier est conventionné avec l’Université Paris Cité.
Sorbonne Université
Convention avec 11 IFSI franciliens.
- Pitié-Salpêtrière
- Tenon
- Charles-Foix
- Picpus
- Croix Saint-Simon
- Fondation Léonie Chaptal
- Villeneuve-Saint-Georges
Université Sorbonne Paris Nord
- Avicenne – Jean-Verdier
- Aulnay
- Gonesse
- Montfermeil
L’IFSI Avicenne–Jean-Verdier est même installé physiquement sur le campus universitaire de Bobigny depuis 2025.
Université Paris-Est Créteil
- Henri-Mondor
- Charles-Foix
- Bicêtre
- Créteil
Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
- Poissy
- Meulan
- Mantes-la-Jolie
- Versailles
Les IFSI les plus « universitaires »
Les établissements susceptibles d’être les plus exigeants sur une VAPP ou sur les prérequis universitaires, les plus intégrés à l’université sont souvent :
- IFSI Avicenne–Jean-Verdier (campus universitaire)
- IFSI Antoine-Béclère (Paris-Saclay)
- IFSI de Sorbonne Université (Pitié-Salpêtrière, Tenon)
- IFSI de Paris Cité (Cochin, Bichat, Necker)
PACA et régions du sud : durcissement progressif
- PACA : de nombreux IFSI demandent une VAPP, avec une sélection de plus en plus encadrée par les exigences universitaires. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, des villes comme Marseille ou Nice renforcent aussi cette exigence. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les principaux IFSI où les candidats non bacheliers en formation professionnelle continue sont le plus souvent orientés vers une VAPP ou un DAEU se situent dans les grands pôles de santé de la région, notamment à Marseille où les instituts rattachés au CHU appliquent une sélection très encadrée, à Nice avec une forte logique universitaire, à Toulon où les parcours sont de plus en plus structurés, mais aussi à Aix-en-Provence, Avignon, Cannes, Antibes et Gap où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus les candidats sans bac à devoir justifier d’une VAPP (ou d’un DAEU) afin de pouvoir être éligibles au concours infirmier en voie professionnelle.
Marseille : une ville contrastée mais majoritairement axée sur la VAPP
- Marseille et PACA : l’accès en FPC formation professionnelle continue permet de se présenter au concours IFSI sans le bac via la Validation des acquis professionnels et personnels VAPP, mais dans la réalité tous les IFSI exigent un niveau équivalent bac : ainsi, des instituts comme l’IFSI de l’Assistance Publique–Hôpitaux de Marseille (La Timone, Nord, Conception), l’IFSI La Blancarde, l’IFSI Saint-Joseph ou l’IFSI Croix-Rouge acceptent la VAPP mais uniquement si le dossier est solide, ce qui la rend de fait obligatoire en l’absence de bac ou de DAEU. Le DAEU, Diplôme d’accès aux études universitaires n’est jamais officiellement imposé (mais reste fortement recommandé), voire implicitement attendu dans les sélections les plus exigeantes, ce qui signifie concrètement que la VAPP seule peut suffire dans certains cas à Marseille, mais que le DAEU sécurise l’admission.
Si vous n'avez pas le bac, il est souhaitable de suivre attentivement les explications à l'intérieur de la vidéo ci-dessous
Pays de la Loire et Centre-Val de Loire : alignement sur la VAPP
- Pays de la Loire / Centre-Val de Loire : ces régions s’alignent progressivement sur une obligation de VAPP pour les candidats sans bac. Avec Nantes ou Angers, la VAPP devient de plus en plus fréquente. En Centre-Val de Loire, avec Tours ou Orléans, on observe la même évolution progressive vers l’exigence de VAPP ou DAEU. En Pays de la Loire, les IFSI qui concernent les candidats non bacheliers et où la VAPP ou le DAEU est de plus en plus souvent requis se situent principalement dans les grands pôles de formation en santé, notamment à Nantes où la sélection est très structurée et universitaire, à Angers avec une forte exigence académique, à Le Mans où les parcours FPC sont encadrés, mais aussi à Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon, Laval et Cholet où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à devoir justifier d’une VAPP (ou DAEU) afin de pouvoir être éligibles à la sélection en institut de formation en soins infirmiers.
- Pour la mise n place d'une VAPP dans la région Pays de la Loire, il faut noter que l'université d'Angers dispose d'un service VAPP qui est en mesure de répondre à toutes les attentes en lien avec un projet de formation en IFSI sans le bac.
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Auvergne-Rhône-Alpes : exigence académique renforcée
- Auvergne-Rhône-Alpes : plusieurs IFSI exigent un DAEU ou un niveau équivalent, avec une VAPP plus difficile à obtenir, marquant une forte exigence académique. Des centres à Lyon, Grenoble ou Clermont-Ferrand demandent fréquemment une VAPP voire un DAEU. En Auvergne-Rhône-Alpes, les IFSI les plus concernés par les candidatures de non-bacheliers avec orientation vers VAPP ou DAEU se situent principalement dans les grands pôles universitaires et hospitaliers, notamment à Lyon où la sélection est fortement encadrée par l’université, à Grenoble avec une logique académique très structurée, à Saint-Étienne où les parcours FPC sont strictement évalués, mais aussi à Clermont-Ferrand, Annecy, Chambéry, Valence, Roanne, Vienne et Aurillac où l’on observe une harmonisation progressive des critères, avec une tendance générale à exiger une VAPP (ou un DAEU) pour les candidats sans bac souhaitant intégrer la formation infirmière en voie professionnelle.
Lyon : VAPP ou DAEU ?
- À Lyon, plusieurs IFSI comme l’École Rockefeller Lyon ou celui du Centre hospitalier Le Vinatier, la règle est stricte pour les candidats sans bac : réussir le concours IFSI ne suffit pas. En pratique, ces établissements exigent un niveau “bac ou équivalent” validé, ce qui signifie que si vous passez par la voie formation professionnelle continue (FPC), vous devez avoir un diplôme équivalent comme le DAEU A en plus du concours infirmier. Cela s’explique par le fait que l’entrée en IFSI est officiellement conditionnée à un niveau bac ou équivalent reconnu (exemple le DAEU).
Grand Est : priorité au DAEU
- Grand Est : la tendance est clairement à l’obligation d’un niveau bac via DAEU, avec peu de tolérance pour les parcours uniquement professionnels. En Grand Est, avec Strasbourg ou Nancy, la logique universitaire impose souvent la VAPP. En Grand Est, les IFSI les plus concernés par l’accès des candidats non bacheliers avec orientation vers la VAPP ou le DAEU se situent principalement dans les grands pôles hospitaliers et universitaires, notamment à Strasbourg où la sélection est très encadrée par l’université, à Nancy avec une logique académique stricte, à Reims où les parcours FPC sont fortement structurés, mais aussi à Metz, Mulhouse, Colmar, Troyes, Châlons-en-Champagne et Épinal où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à devoir passer par une VAPP (ou un DAEU) afin de sécuriser leur niveau avant d’accéder à la sélection en institut de formation en soins infirmiers.
Bourgogne-Franche-Comté : sélection plus fermée
- Bourgogne-Franche-Comté : de nombreux cas montrent une exigence de DAEU, illustrant une anticipation avancée de la réforme. Avec Dijon ou Besançon, la VAPP est de plus en plus demandée. En Bourgogne-Franche-Comté, les IFSI qui concernent les candidats non bacheliers et où la VAPP ou le DAEU est de plus en plus demandé se situent principalement dans les pôles hospitaliers et universitaires, notamment à Dijon où la sélection est fortement encadrée par l’université, à Besançon avec une logique académique stricte, mais aussi à Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon, Belfort et Montbéliard où l’on observe une harmonisation progressive des critères d’accès, ce qui conduit de plus en plus souvent les candidats sans bac à être orientés vers une VAPP (ou un DAEU) afin de sécuriser leur niveau avant l’entrée en sélection infirmière.
CONCLUSION : pour entrer en IFSI sans bac, c'est possible sur le papier, mais dans les faits, ça dépend de la région !
En conclusion, cette réforme s’explique principalement par la volonté
d’harmoniser et de sécuriser l’accès en IFSI au niveau national, en intégrant davantage les formations infirmières dans le cadre universitaire. L’exigence du DAEU ou de la VAPP répond à plusieurs objectifs : garantir un niveau académique minimum, mieux reconnaître les compétences acquises par l’expérience professionnelle, et réduire les disparités entre régions qui rendaient l’accès parfois inégal et difficile à comprendre pour les candidats. Elle vise aussi à améliorer la réussite en formation infirmière, en s’assurant que les étudiants disposent des bases nécessaires pour suivre un cursus de niveau licence. Enfin, cette évolution s’inscrit dans une logique plus large de professionnalisation et "d’universitarisation" du métier infirmier, où l’expérience terrain et le parcours académique doivent être mieux articulés.
En résumé,
l’accès en IFSI sans bac
via la formation professionnelle (FPC) continue reste légalement possible sans obligation de DAEU A, mais dans la pratique le niveau d’exigence varie fortement selon les régions : des territoires comme les Hauts-de-France, le Grand Est, la Normandie ou la Bourgogne-Franche-Comté restent globalement accessibles en valorisant surtout l’expérience et l’oral, tandis que des régions intermédiaires comme l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou les Pays de la Loire fonctionnent au cas par cas selon les établissements, et que des zones plus universitaires comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Île-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d’Azur tendent à exiger dans les faits un niveau bac validé, rendant le DAEU quasi indispensable, ce qui impose aux candidats d’adapter leur stratégie en ciblant les régions les plus ouvertes...!
DAEU vs VAPP : quelle voie choisir pour intégrer un IFSI sans bac après 30, 40 ou 50 ans ?
Dans le cadre d’une entrée en IFSI en formation professionnelle continue sans bac, le choix entre DAEU et VAPP repose sur une opposition très nette entre logique académique et logique d’expérience : le DAEU constitue un véritable diplôme équivalent au baccalauréat, reconnu et sécurisant pour les jurys, mais il implique un investissement lourd, souvent sous-estimé, avec une formation structurée sur plusieurs mois, comprenant environ 200 à 300 h de cours, un travail personnel régulier chaque semaine et un engagement global qui s’étale en moyenne sur 6 à 12 mois.
A l’inverse, la VAPP repose sur la valorisation de l’expérience professionnelle et permet d’accéder directement au concours FPC sans reprendre un cursus long, avec une préparation essentiellement centrée sur la rédaction du dossier (analyse des compétences, mise en lien avec le métier infirmier), qui peut être réalisée en une dizaine d’heures de travail ciblé si elle est bien accompagnée, ce qui en fait une voie beaucoup plus rapide, mais aussi plus incertaine car dépendante de l’appréciation du jury. Là où le DAEU apporte une légitimité académique plus solide ; le DAEU est une stratégie de sécurisation à long terme mais chronophage et exigeante, tandis que la VAPP est une stratégie d’accès rapide et optimisée en temps, particulièrement adaptée aux profils expérimentés.